RDV de Zaia #9 – En immersion chez les super nanas

Nov / 10

RDV de Zaia #9 – En immersion chez les super nanas

By / akim /

Les RDV de Zaïa

En immersion chez les super nanas

Des super nanas, j’en ai des tonnes autour de moi et une chose est sûre… leur talent n’est pas souvent reconnu. Alors je suis partie en quête d’initiatives positives, de personnes déterminées et de parcours qui commencent avec un «Pourquoi pas moi ?». En immersion chez celles et ceux qui veulent changer les règles du jeu, rééquilibrer la balance et donner leur chance aux super nanas !

Rev’Elles : un révélateur de potentiels pour jeunes filles pleines de rêves

 

Fin octobre, j’assiste à la cérémonie de clôture du dernier parcours organisé par Rev’Elles et j’y  croise, ma foi, des personnes persuadées qu’un futur meilleur est possible.

Ça fait du bien non ?

Leina Sellam, une jeune consultante média tout juste revenue du Canada, prend part à l’aventure en tant que “Rôle modèle”. Ces jeunes femmes, choisies pour leur parcours, viennent nourrir l’inspiration des candidates.

«Pour moi, c’est un projet génial et nécessaire.»

L’association, créée par Athina Marmorat, s’est donné pour but d’accompagner des jeunes filles issues de milieux modestes dans le façonnement de leur projet professionnel.

Pour ce faire, un parcours innovant leur est proposé : «ateliers collectifs, coaching individuel, visites d’entreprise, et rencontres avec des Rôles Modèles inspirantes pour apprendre à se connaître, développer sa confiance en soi, se familiariser avec les codes de l’entreprise et devenir actrice de son parcours.»(1)

Leina, femme dynamique et motivée pour «participer au changement», revient sur son action chez Rev’Elles : «J’ai connu ce manque de confiance en soi, ne pas se sentir capable d’avoir de grandes ambitions… La France plurielle, celle d’où je viens, est une valeur ajoutée et une force. Les difficultés que nous pouvons rencontrer sur notre chemin deviennent des compétences transférables au marché de l’emploi.»

« Je veux rendre la monnaie »

Suite à cette semaine de coaching, les jeunes filles intègrent une véritable communauté en devenant des Alumnae et en apportant, à leur tour, leur pierre à l’édifice.

Je croise le chemin de Manar Ben Amor, issue de la promotion 2014 (elle avait alors 16 ans), qui m’avoue vouloir «rendre la monnaie».

Pétillante, souriante, Manal se nourrit de la «bienveillance» qui émane de la soirée et insiste sur le fait qu’ici, «personne ne se juge».

«J’ai mis mes études entre parenthèses pour créer ma start-up. J’aimerais ouvrir un incubateur pour Rev’Elles, pour apporter du soutien et les outils précieux, nécessaires aux jeunes filles qui souhaient entreprendre. Je suis en discussion avec Athina, la directrice et fondatrice.»

Cérémonie de clotûre, Avril 2019, ©Chloe Vollmer-Lo

Depuis 2013, ce sont 600 jeunes filles qui ont bénéficié de ce coup de pouce, véritable révélateur de potentiel et booster de confiance.

Les témoignages exprimés des participantes en sont la plus belle preuve !

Chloé Barbosa, 17 ans, déclare être passée de «Je voulais être docteur» à «Je veux être docteur !»

Timide et réservée, la semaine l’a complètement révélée et elle admet «ne plus avoir de doutes sur ses capacités».

Athina et son équipe continuent de foncer, puisqu’une antenne est sur le point d’ouvrir à Lyon.

Parcours Rêv’Elles ton potentiel, Avril 2018 – ©Sonia Bouhadef

Social builder : plus de femmes dans le digital

Il y a déjà quelques mois, j’avais participé à une journée bootcamp organisée par Social Builder à La Défense. Celles et ceux qui suivent mes rdv s’en rappellent, j’espère ?  2000 femmes, en reconversion professionnelle, voulant développer leur réseau et leurs compétences de leadership s’étaient réunies pour une succession de talks inspirants.

Social Builder se définit comme «une startup sociale qui construit la mixité et l’égalité femmes-hommes dans les métiers du numérique et dans l’entrepreneuriat.» (2)

Cette fois, c’est en Seine-Saint Denis que leurs équipes comptent changer la donne.

Main dans la main avec des partenaires du secteur ainsi que Pôle Emploi, Social Builder souhaite donner l’accès à des formations diplômantes pour 200 femmes demandeuses d’emploi dans le département.

Sans condition d’âge, ni d’études, ces élues pourront prétendre à un métier de développeuse web ou d’intégratrice web après un parcours de 6 à 8 mois.

Pas moins de 500 femmes se sont donné rendez-vous à Bobigny fin octobre, pour une journée à la rencontre des professionnels du digital, des coachs et l’équipe de Social Builder.

Les coachs de Social Builder, Octobre 2019, ©Social Builder

J’y étais et j’y ai croisé une variété de destins, des super nanas toutes plus déterminées les unes que les autres.

Sarah, une jeune femme d’origine turque fan d’Harry Potter est très positive :

«Il est rare qu’on nous donne l’occasion de se faire coacher. Ici, on nous aide à identifier nos forces. Je ressors de cette journée persuadée que je peux le faire, et que le web, c’est quelque chose pour moi ! D’ailleurs, j’en ai appris les bases seule, grâce à des tutos Internet.»

Sur ces 500 femmes, 200 pourront intégrer l’une des dix promos de la formation.

Dans le cas contraire, elles auront au moins pu se prouver qu’une autre voie est possible, qu’elles aussi sont pleines de qualités et de compétences.

Les booster, c’est la mission des coachs présents. Une cinquantaine de professionnels bénévoles se sont déplacés pour changer la donne, et offrir à ces femmes une nouvelle chance.

Samia Séjourné, de Change your life coaching (3) a tenu à être de ceux-là.

« Agir pour les femmes m’a semblé important. Ce que je retiens des échanges avec elles, c’est une envie de réussir, une force impressionnante. Merci à elles pour toute cette énergie partagée. »

500 femmes pour une formation dans le numérique, Octobre 2019, ©Social Builder

Pour la ministre du Travail, venue prononcer un discours d’ouverture, de telles initiatives viennent corriger une situation d’inégalité qui n’a que trop duré.

Les entreprises doivent absolument faire le pari de la mixité et de la diversité, gage de réussite et de valeur ajoutée.

Chez Pôle Emploi, on a d’ores et déjà pris cette direction.

Intisar Bennour, conseillère en évolution professionnelle pour Pôle Emploi à Montreuil en témoigne. Elle décide de mettre en place des dispositifs novateurs, et remobiliser les forces quand parfois, en tant que demandeur d’emploi, on s’isole.

En charge du dispositif de mixité professionnelle, elle a inscrit plusieurs de ses demandeuses pour participer à ce parcours.

«Les femmes, on ne les attend pas sur certains métiers dits ‘masculins’… et pourtant, on en a besoin ! La mixité en entreprise, c’est une autre façon de percevoir le monde, c’est un atout. Venir aujourd’hui c’est un pas. La suite, c’est leur choix.»

 

Bon les super nanas, on l’aura compris…. Quels que soient votre âge, votre parcours, vos aspirations, on se met en action.

On casse les codes, on fait tourner la bonne parole, et on s’accroche à nos rêves.

Un grand merci aux belles personnes qui ont accepté de partager leurs bonnes ondes pour ce reportage.

 

Zaia Khennouf

Les RDV de Zaïa

En immersion chez les super nanas

Des super nanas, j’en ai des tonnes autour de moi et une chose est sûre… leur talent n’est pas souvent reconnu. Alors je suis partie en quête d’initiatives positives, de personnes déterminées et de parcours qui commencent avec un «Pourquoi pas moi ?». En immersion chez celles et ceux qui veulent changer les règles du jeu, rééquilibrer la balance et donner leur chance aux super nanas !

Rev’Elles : un révélateur de potentiels pour jeunes filles pleines de rêves

 

Fin octobre, j’assiste à la cérémonie de clôture du dernier parcours organisé par Rev’Elles et j’y  croise, ma foi, des personnes persuadées qu’un futur meilleur est possible.

Ça fait du bien non ?

Leina Sellam, une jeune consultante média tout juste revenue du Canada, prend part à l’aventure en tant que “Rôle modèle”. Ces jeunes femmes, choisies pour leur parcours, viennent nourrir l’inspiration des candidates.

«Pour moi, c’est un projet génial et nécessaire.»

L’association, créée par Athina Marmorat, s’est donné pour but d’accompagner des jeunes filles issues de milieux modestes dans le façonnement de leur projet professionnel.

Pour ce faire, un parcours innovant leur est proposé : «ateliers collectifs, coaching individuel, visites d’entreprise, et rencontres avec des Rôles Modèles inspirantes pour apprendre à se connaître, développer sa confiance en soi, se familiariser avec les codes de l’entreprise et devenir actrice de son parcours.»(1)

Leina, femme dynamique et motivée pour «participer au changement», revient sur son action chez Rev’Elles : «J’ai connu ce manque de confiance en soi, ne pas se sentir capable d’avoir de grandes ambitions… La France plurielle, celle d’où je viens, est une valeur ajoutée et une force. Les difficultés que nous pouvons rencontrer sur notre chemin deviennent des compétences transférables au marché de l’emploi.»

« Je veux rendre la monnaie »

Suite à cette semaine de coaching, les jeunes filles intègrent une véritable communauté en devenant des Alumnae et en apportant, à leur tour, leur pierre à l’édifice.

Je croise le chemin de Manar Ben Amor, issue de la promotion 2014 (elle avait alors 16 ans), qui m’avoue vouloir «rendre la monnaie».

Pétillante, souriante, Manal se nourrit de la «bienveillance» qui émane de la soirée et insiste sur le fait qu’ici, «personne ne se juge».

«J’ai mis mes études entre parenthèses pour créer ma start-up. J’aimerais ouvrir un incubateur pour Rev’Elles, pour apporter du soutien et les outils précieux, nécessaires aux jeunes filles qui souhaient entreprendre. Je suis en discussion avec Athina, la directrice et fondatrice.»

Cérémonie de clotûre, Avril 2019, ©Chloe Vollmer-Lo

Depuis 2013, ce sont 600 jeunes filles qui ont bénéficié de ce coup de pouce, véritable révélateur de potentiel et booster de confiance.

Les témoignages exprimés des participantes en sont la plus belle preuve !

Chloé Barbosa, 17 ans, déclare être passée de «Je voulais être docteur» à «Je veux être docteur !»

Timide et réservée, la semaine l’a complètement révélée et elle admet «ne plus avoir de doutes sur ses capacités».

Athina et son équipe continuent de foncer, puisqu’une antenne est sur le point d’ouvrir à Lyon.

Parcours Rêv’Elles ton potentiel, Avril 2018 – ©Sonia Bouhadef

Social builder : plus de femmes dans le digital

Il y a déjà quelques mois, j’avais participé à une journée bootcamp organisée par Social Builder à La Défense. Celles et ceux qui suivent mes rdv s’en rappellent, j’espère ?  2000 femmes, en reconversion professionnelle, voulant développer leur réseau et leurs compétences de leadership s’étaient réunies pour une succession de talks inspirants.

Social Builder se définit comme «une startup sociale qui construit la mixité et l’égalité femmes-hommes dans les métiers du numérique et dans l’entrepreneuriat.» (2)

Cette fois, c’est en Seine-Saint Denis que leurs équipes comptent changer la donne.

Main dans la main avec des partenaires du secteur ainsi que Pôle Emploi, Social Builder souhaite donner l’accès à des formations diplômantes pour 200 femmes demandeuses d’emploi dans le département.

Sans condition d’âge, ni d’études, ces élues pourront prétendre à un métier de développeuse web ou d’intégratrice web après un parcours de 6 à 8 mois.

Pas moins de 500 femmes se sont donné rendez-vous à Bobigny fin octobre, pour une journée à la rencontre des professionnels du digital, des coachs et l’équipe de Social Builder.

Les coachs de Social Builder, Octobre 2019, ©Social Builder

J’y étais et j’y ai croisé une variété de destins, des super nanas toutes plus déterminées les unes que les autres.

Sarah, une jeune femme d’origine turque fan d’Harry Potter est très positive :

«Il est rare qu’on nous donne l’occasion de se faire coacher. Ici, on nous aide à identifier nos forces. Je ressors de cette journée persuadée que je peux le faire, et que le web, c’est quelque chose pour moi ! D’ailleurs, j’en ai appris les bases seule, grâce à des tutos Internet.»

Sur ces 500 femmes, 200 pourront intégrer l’une des dix promos de la formation.

Dans le cas contraire, elles auront au moins pu se prouver qu’une autre voie est possible, qu’elles aussi sont pleines de qualités et de compétences.

Les booster, c’est la mission des coachs présents. Une cinquantaine de professionnels bénévoles se sont déplacés pour changer la donne, et offrir à ces femmes une nouvelle chance.

Samia Séjourné, de Change your life coaching (3) a tenu à être de ceux-là.

« Agir pour les femmes m’a semblé important. Ce que je retiens des échanges avec elles, c’est une envie de réussir, une force impressionnante. Merci à elles pour toute cette énergie partagée. »

500 femmes pour une formation dans le numérique, Octobre 2019, ©Social Builder

Pour la ministre du Travail, venue prononcer un discours d’ouverture, de telles initiatives viennent corriger une situation d’inégalité qui n’a que trop duré.

Les entreprises doivent absolument faire le pari de la mixité et de la diversité, gage de réussite et de valeur ajoutée.

Chez Pôle Emploi, on a d’ores et déjà pris cette direction.

Intisar Bennour, conseillère en évolution professionnelle pour Pôle Emploi à Montreuil en témoigne. Elle décide de mettre en place des dispositifs novateurs, et remobiliser les forces quand parfois, en tant que demandeur d’emploi, on s’isole.

En charge du dispositif de mixité professionnelle, elle a inscrit plusieurs de ses demandeuses pour participer à ce parcours.

«Les femmes, on ne les attend pas sur certains métiers dits ‘masculins’… et pourtant, on en a besoin ! La mixité en entreprise, c’est une autre façon de percevoir le monde, c’est un atout. Venir aujourd’hui c’est un pas. La suite, c’est leur choix.»

 

Bon les super nanas, on l’aura compris…. Quels que soient votre âge, votre parcours, vos aspirations, on se met en action.

On casse les codes, on fait tourner la bonne parole, et on s’accroche à nos rêves.

Un grand merci aux belles personnes qui ont accepté de partager leurs bonnes ondes pour ce reportage.

 

Zaia Khennouf

akim